Les Âmes Croisées

Jeu de RPG pour ceux qui ont toujours voulu faire partie du monde Des Âmes Croisées de Pierre Bottero
 
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 Une aide bien précieuse [pv: Lana]

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Lyndya

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MessageSujet: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Ven 27 Jan - 16:57

Malgré le calme reposant de la nuit, la tiédeur de mes draps, je n'arrivais pas à dormir. Je regardais à travers la fenêtre le grand cercle rond qui brillait dans le ciel et qui m'apportait de la lumière. Les couleurs de la nuit étaient comme mes pensées: froides et tristes. Oui, car c'était l'anniversaire de la mort de ma mère...je repensais à elle et, comme chaque année, des larmes perlaient au coin de mes yeux et ne pouvaient s'arrêter. Bientôt, il me faudra partir pour l'Académie, mais avant, il me faudra écouter le discours de mon père, demander pardon à maman pour toute la peine que je lui ai fait et faire le rituel : prendre l'épée de maman et me blesser avec, afin de déposer le sang dans une petite coupe que mon père prendra. Qu'est-ce qu'il en fera? J'en ai aucune idée, mais après, il me faudra bander ma blessure et ne plus y toucher pour la laisser cicatriser toute seule sous risques d'infections. Et s'il y en a une, et bien il me faudra l'endurer et l'assumer complètement.
Pour ne pas penser aux supplices que je devrai endurer tout à l'heure, je détaillais ma chambre que je connaissais si bien. Cependant je m’émerveillais toujours pour lui : Migel, mon petit oiseau apprivoisé. Sa tête reposait doucement sur son épaule et ses ailes étaient refermées. Il était perché sur la petite balançoire en or.Plus tard, il pourra s'envoler, libre, tourner autour des nuages et jouer avec les autres.
Je me leva et frémis à cause du froid et du vent qui caressait ma peau. A pied nu, je me dirigeais au salon et aperçus mon père: il était assis et regardais dans la direction de ma chambre. Lorsqu'il me vit, il se leva et commença à parler. La célébration de la mort de ma mère avait déjà commencé. Son discours dura jusqu'à ce que le soleil laissa entrevoir ses rayons de soleil à travers les nuages. Lorsqu'il eut fini, il se saisit de l'épée et prit mon bras: alors que je m’apprêtai à la prendre , il pressa l'épée contre mon bras et fit chanter la lame. Je me retins de crier tandis que les larmes de sang jaillissaient en plus grand nombre encore que celles de mes yeux. Il nettoya la lame et sourit. Son sourire n'était pas comme les autres, il me glaça le sang; il n'avait rien de gentil mais il avait l'air content: comme s'il savait ma mort prochaine. Il recueillit le sang et partit s'enfermer dans sa chambre. Je courus dans la mienne en me retenant de hurler et me rafraîchit le visage. Je m'appuyai sur mon bureau, pressa mon bras chaud comme si on avait appliqué du fer blanc chauffé sur ma peau et vit l'heure: j'étais largement en retard pour les cours.J'attrapai mes livres, appuya un tissu sur ma blessure pour arrêter l'hémorragie et fonça vers l'Académie. Je réussi à m'étaler deux fois avant d'atteindre l'Académie. Les cours avaient déjà commencé et mon maître me lança un regard froid avant de me réprimander. Je lui sortis des plates excuses et m'en alla m'asseoir à ma place. Mon bras me faisait atrocement souffrir et je soulevai le tissu imbibé de sang pour regarder ma plaie: une odeur bizarre s'en échappai. Je serrai les dents et tachai d'écouter les explications de mon maître. Je n'arrivai pas à comprendre ce que Don Teris expliquait car j’entendais un petit bourdonnement qui croissait à mesure du temps.
Lorsque la sonnerie sonna, je ne l'entendis même pas: ma tête était sur le point d'exploser. Je voyais des ombres passés près de moi, puis ce fut le silence. Je m'affalai par terre, livide et souleva le tissu pour regarder la plaie une fois de plus, le sang dégoulinait de partout et je découvris la vérité: mon père avait imbibé la lame de poison. Je me rappelai de son sourire et secoua la tête, les paupières closes; non, il ne fallait pas que je meurs, il fallait que je vive. Pendant que je me débattais, je sentis qu'il y avait quelqu'un, une présence.
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Lana

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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Dim 29 Jan - 10:16

Lorsque j'ouvris les yeux, il faisait nuit. Dans mon réduis sans fenêtre, c'était toujours le cas mais je devinais à la fraicheur ambiante et aux chants de quelques oiseaux nocturnes qui perçaient le mince battant de bois qui me faisait office de porte que le jour n'était toujours pas levé. Je m'assis au bord de la paillasse et retirai de mes cheveux quelques brins de paille qui y étaient resté accrochés. J'attrapai d'une main ma robe suspendue à un crochet contre le mur et l'enfilai, nouant de l'autre un lien de cuir autour de ma taille. Je tressai mes cheveux après y avoir passé mes doigts dans une futile tentative pour les dénouer. Puis je sortis de ma chambre, posant une main machinale sur ma poitrine pour vérifier que le petit pendentif y était toujours présent.
Le couloir devant ma chambre était désert. Je passai sans bruit devant les autres portes identiques à la mienne jusqu'à parvenir au bout du couloir et à la fenêtre qui y était ouverte dans le mur. Celle-ci était entrebâillée et je la tirai vers moi avant de m'asseoir sur le rebord, les jambes pendant dans le vide. Depuis ma rencontre avec Calypso, je n'avais plus peur du vide. Je restai comme ça, à regarder les étoiles pâlir et le soleil faire son apparition jusqu'à ce que ce soit la cohue dans mon dos, que toutes les autres servantes se démenèrent pour ne pas arriver en retard. Et même quand le couloir fut vidé des dernières retardataires, je ne bougeais pas. Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de ma mère. Elle aurait eu trente-neuf étés. Habituellement, nous allions dans les bois y cueillir plein de bonnes choses à manger que nous préparions, mes frères, mon père et moi, pour qu'une fois dans l'année, ma mère n'ait pas à faire ce travail. C'était une ambiance joyeuse qui régnait à la maison ce jour-là, aucune dispute n'éclatait entre mes frères et moi, aucune histoire. Juste le simple bonheur d'être en famille.
Ce fut ma responsable qui me trouva là. Une des filles m'avait probablement dénoncée. Elle me tira violemment par le bras et je me cognai le genou en sautant à terre. Elle me passa un savon durant cinq bonnes minutes avant de me fourrer un papier entre les mains et de m'annoncer que puisque j'étais en retard pour préparer le déjeuner, il valait mieux que je me rende utile ailleurs et que j'aille nettoyer l'Académie car ils manquaient de main d'œuvre là-bas. J'essayais de masquer ma joie. J'adorais aller à l'Académie. Je parcourus rapidement les quelques rues qui la séparait du palais. On me fourra une serpière entre les mains avec l'ordre de faire briller tous les couloirs du deuxième étage. Je gravis donc la volée d'escalier qui le séparait du rez-de-chaussée et m'agenouillais pour commencer à frotter le sol. Les élèves étaient en cours, et je faisais en sorte de m'arrêter plus longtemps que nécessaire devant chaque porte pour écouter le discours des professeurs, dont je m'efforçai de retenir chaque mot. C'était mon rêve de pouvoir entrer à l'Académie, d'apprendre toutes ces choses. J'avais trouvé quelques livres sans doute oubliés par un élève une fois et j'en apprenais quelques pages tous les soirs.
La cloche sonna et je me plaquai contre le mur pour me faire oublier, pour que la cohue des adolescents à peine plus âgés que moi me passe devant sans même remarquer, salissant à nouveau le sol que je m'évertuais à rendre propre. Mais je ne me fis pas assez petite et une bande d'amis me remarqua. Ils me saisirent par le bras et me jetèrent à terre, pour le simple plaisir de me faire remarquer que je les gênais puisque j'étais à présent au beau milieu du chemin. Je m'excusai piteusement mais ils étaient déjà partis. Je pestai intérieurement contre cette bande d'ingrats. Lorsque tous les élèves, suivis de leurs professeurs, eurent regagnés d'autres étages, laissant vide celui-ci, je poussai une porte et sursautai.
Une jeune fille était allongée à terre, tenant une main avec l'autre. Elle semblait vraiment mal en point, ses cheveux de Jai éparses autour de sa tête. Je laissai tomber ma patte et courus vers elle. Sa main saignait abondamment et elle délirait. Je frémis en sentant son front brûlant. J'aurais dû aller chercher de l'aide mais je ne savais pas où en trouver. Alors j'allais chercher mon seau d'eau, déchirai un bout de ma robe et appliquait le carré de tissus mouillé sur le front de la jeune fille. J'arrachai un autre bout de mon habit et tentai de nettoyer la plaie, qui saignait toujours. Je pris la parole en même temps, me rappelant que lorsque j'étais malade, avoir la voix de ma mère à laquelle me raccrocher m'avait aidée.
- Je vais m'occuper de vous, ça va aller. Mais si vous me disiez ce qui vous est arrivé, cela pourrait m'aider...

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Lyndya

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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Dim 29 Jan - 16:23

Alors que je délirai, je sentis qu'on me touchait le front et le soulagement suivit: je sentis une fraîcheur sur mon front qui me calma tout de suite mais je ne voyais que du noir, un noir si profond qu'il semblait impossible à transpercer. On appuya sur mon bras et je poussai alors un cri d'agonie qui rompit les eaux noires. Je voyais distinctement une jeune fille aux cheveux roux qui étaient attachés. Ses yeux verts me fixaient et un délicat collier en or s'enroulait autour de son cou. Ses mains étaient autour de mon bras blessé. Elles avaient l'air douces mais son contact me fit penser à un tissu qui se frottait contre une pierre de granit. Elle me parla d'une voix si douce qu'elle me donna envie de pleurer car j'avais l'impression d'avoir retrouver ma mère bien que cette fille semblait à peine plus vieille que moi.

- Je vais m'occuper de vous, ça va aller. Mais si vous me disiez ce qui vous est arrivé, cela pourrait m'aider...

le vouvoiement...elle était donc cendre! mais pourquoi pensais-je à toutes ces choses alors que ma vie glissait entre mes doigts? que mon temps était compté? Le poison..Je sentis quelque chose dans mon corps se révulser et toussa du sang. ça ne devait pas être du simple poison comme celui que Don Teris nous avait fait avalé une fois et qui nous avait fait évanouir pour un simple laps de temps.Je dois encore me débattre pour ouvrir la bouche, délier ma langue pâteuse et produire deux sons qui me coûtèrent beaucoup d'efforts, si lentement que je ne compris même pas le sens de mes mots.

-poi...son...
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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Jeu 2 Fév - 17:05


Alors que je jetai à la jeune fille un énième coup d'oeil inquiet, elle se releva et toussa violemment. Sa tunique comme la mienne étaient parsemées de minuscules gouttelettes de sang. C'était mauvais signe. Le frisson qui me parcourait l'échine fut amplifié par les deux syllabes qu'elle prononça à la limite de l'audible. Poison. J'essayai vainement de me rappeler comment réagir et fus assaillie par une violente vague de souvenirs. Je penchai la tête en arrière et fermai les yeux.
J'ai presque deux-mille jours, soit un peu plus de cinq ans. Nous sommes en promenade, mon père, mon plus grand petit frère et moi. Ma maman vient d'accoucher d'un autre petit garçon et elle a une infection, nous devons trouver une plante très spéciale qui pourrait la soigner. Mon père nous la décrit et je tente de graver soigneusement cette image dans ma tête, pour être sûre de la reconnaitre quand je la verrai. Mon papa s'accroupit à ma hauteur et me prend le bras. Il me dit qu'il va aller dans une autre direction pour avoir plus de chance de trouver la plante, puis il m'ordonne de rester sur le chemin avec mon frère, de regarder dans les bords pour voir si nous voyons la plante. Il disparait derrière un fourré. Un papillon magnifique passe devant mes yeux et je lui cours après, oubliant dans l'instant le but même de cette balade. J'entraine la main de mon petit frère avec moi, nous nous éloignons du chemin. Il trébuche, tombe et je le laisse là car le papillon s'éloigne encore. Je saute par dessus un buisson alors que j'entends mon frère crier. Je me retourne et quand je regarde à nouveau devant moi, le papillon a disparut. Mon frère hurle à nouveau, alors je cours dans l'autre sens. Quand j'arrive à côté de lui, papa est déjà là, paniqué. Je vois un serpent mort par terre et je comprends qu'il a mordu mon frère. J'assiste impuissante à la vision de mon papa immobilise la jambe de mon frère. Je...
...rouvris les yeux. Ma vision n'avait duré qu'une fraction de seconde et j'aurais donné beaucoup pour en voir plus mais je devais faire avec ce que j'avais vu. Il me fallait un bout de bois. Je saisis une chaise et pressai sur son pied jusqu'à ce qu'il casse. Il me heurta le genou que je m'étais légèrement blessé le matin-même et je dus me retenir de hurler. J'avais plus urgent à faire pour le moment. Plus important à soigner. Je jetai un coup d'oeil autour de moi pour trouver du tissus. Un foulard bariolé avait été oublié sur un banc et je m'en emparai avant de serrer bien fort autour du bras de la jeune fille, avec un bout de bois de chaque côté pour qu'il ne bouge pas. Je regardai les yeux bleus de l'adolescente et lui dis d'une voix rauque :
- Je suis désolée mademoiselle, mais je ne suis pas Guérisseuse, je ne sais pas comment réagir. Alors si vous êtes d'accord, je vais vous laisser un bref instant pour aller chercher de l'aide. Mais vous devez me promettre de ne pas vous endormir.
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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Ven 3 Fév - 22:03

Lorsque je toussai, la robe de la jeune fille fut parsemée de petits points rouges. Je fixai la fille, j'essayai de m'accrocher à son image pour essayer de ne pas sombrer dans les ténèbres qui m'avaient fait tant peur. Je ne voulais pas mourir, non, je devais m'accrocher à la vie et celle-ci dépendait des capacités de cette fille. Je la vis frissonner de la tête au pied et fus saisie de frayeur : la fille tomba dans une espèce de transe vu sa position, tête penchée en arrière, yeux fermés. Si j'étais tombée sur une rêveuse et qui commençait à rêver pendant que je mourrais, c'était le top!...
Chaque seconde qui s'écoulait était des minutes, chaque minute était des heures, et chaque heure était des jours entiers...Je fermai les yeux à mon tour et tentai d'écouter les battements de mon cœur : il battait à la chamade. Refusant d'en écouter plus, je me concentrai sur ma respiration : heurtée, sifflante comme si j'avais couru trois heures ou bien alors passé cinq heure d'escrime. L'escrime, un art magnifique, qui vous permet d'être en harmonie avec votre corps, qui vous fait effectuer des danses multiples, si jolies et ce que j'adorais par dessus tout, le sifflement de la lame, la faire chanter. Je m'imaginais en train de prendre mon épée entre mes mains et fouetter l'air avec. Je m'imaginai en train d'abattre un arbre et eut la satisfaction d'entendre le bois craquer. Un bruit sec, comme il le faut. Imaginait ? Non ! J’avais bien entendu le bruit ! Est-ce que mes pensées seraient devenues réelles ? C'était donc ça le paradis ? Tout se réalisait comme on le voulait ? Mais pourquoi ce noir ? Et la souffrance ? Je sentis une pression sur mon bras ce qui me fit ouvrir les yeux. Je jetai éperdument un regard pour voir les nuages mais je ne voyais que des bancs durs, une chaise dont le pied était cassé. C'était donc ça, le craquement du bois ! Mais pourquoi ? Je regardai mon bras et découvris un morceau de bois entouré d'un foulard qui me retenait le bras. Ainsi je ne pourrai plus bouger le bras...La demoiselle me regarda dans les yeux, je découvris ses yeux d'un vert profond, reflétant l'angoisse et la fatigue mais aussi la douleur, et me parla d'une voix rauque :

- Je suis désolée mademoiselle, mais je ne suis pas Guérisseuse, je ne sais pas comment réagir. Alors si vous êtes d'accord, je vais vous laisser un bref instant pour aller chercher de l'aide. Mais vous devez me promettre de ne pas vous endormir.

Non ! Pas toute seule ! Pour une fois, je ressentais le besoin de soutient, j'avais besoin d'une présence rassurante, je ne voulais pas être toute seule. Je ne voulais pas mourir toute seule. Si je mourrai, il fallait quand même que je remercie cette fille d'avoir voulu m'aider. Je fermai doucement les yeux, pour mieux réfléchir, bouche entrouverte, pour mieux respirer. J'eus froid tout d'un coup : la jeune fille venait de me balancer le contenu du seau sur moi, pour me garder réveillée. J'ouvris les yeux et remercia la jeune fille, d'une voix plus claire car ma gorge était moins sèche grâce à l'eau qui avait pénétré dans ma bouche alors que je respirais.

-Merci...dis-moi ton nom pour que je me souvienne de toi là-haut, je prierai pour toi. Tu peux aller chercher ton guérisseur,...je te le promet d'essayer mais je doute que je vais réussir...

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MessageSujet: mieux vaut tard que jamais...   Sam 3 Mar - 12:09

À peine ma phrase fut-elle finie que je la regrettais. Amèrement. Pour deux raisons.
D’abord parce que je lus l’angoisse dans ses yeux lorsque je prononçais les mots vous laisser. Elle redoutait visiblement que je la laisse seule. Mais je ne pouvais pas vraiment en faire autrement. Si nous restions toutes les deux dans cette pièce, je ne pourrais rien faire pour l’aider.
Et ensuite, mais qu’est-ce qui m’avait pris de donner un ordre à une Perle ? Je risquais beaucoup, même si c’était pour lui venir en aide. Il ne me restait qu’à espérer que je sois tombée sur une des rares aspirantes ici à avoir un minimum de compassion pour nous, ou tout du moins, que sa gratitude si je parvenais à la sauver effacerait mes paroles.
*Rien de ce qui a été dit ne peut être effacé *
Je la vis fermer les yeux, lentement et ouvrir la bouche. Je n’osai pas la secouer pour la réveiller, de peur de lui faire mal, alors j’attrapai le sceau à côté de moi et je le versai sur sa tête. Elle rouvrit les yeux. Ses pupilles mangeaient son iris, d’un noir brûlant qui me faisait froid dans le dos. Elle se mit à parler, et je voulus l’en empêcher, mais elle finit sa phrase.
Mon nom
C’était bien la seule chose que je pouvais encore lui offrir dans cette salle de classe. Par contre, la suite de sa phrase m’inquiétait. Elle semblait résignée à mourir ici, sur ce sol glacé, avec pour toute compagnie quelques notes griffonnées sur un tableau et du mobilier en bois. Dans cet état, je savais qu’elle ne resterait pas éveillée bien longtemps. Pas suffisamment en tout cas, pour me laisser le temps de courir trouver un guérisseur et le ramener ici.
Si je restais, elle risquait de mourir, mais si je partais, les risques n’étaient pas moins grands. Mais alors, que devais-je faire ?
Je tombais à genoux et me pris la tête dans les mains pour réfléchir, un bref instant. Pourquoi est-ce que ça tombait sur moi ? Je n’y connaissais rien, je n’étais là que pour nettoyer le sol et écouter discrètement aux portes les instructions des maîtres, en cachette. Je savais bien que rien ne servait de me lamenter, sinon perdre du temps et donc de l’espoir pour la vie de cette jeune aspirante. Mais même s’il paraît que l’espoir fait vivre, il m0en fallait plus que ça. Je pris une décision, sans doute la plus stupide de ma vie mais néanmoins la seule qui me venait à l’esprit.
- Je m’appelle Lana. Mais tu n’auras pas besoin de prier pour moi parce qu’il n’y aura pas de Là-haut qui tienne. Kaïa ne t’attends pas encore. Je vais te sortir de là, d’accord ? Je… Ne bouge pas.
Le tutoiement était venu naturellement mais je doutais sérieusement que dans sa situation, la future Robe y fasse vraiment attention. Je pris son bras valide avec le plus de délicatesse possible et le passai derrière mon cou, avant de passer mon bras droit sous ses aisselles et l’autre sous ses genoux. Je serrai les dents et me relevai, portant l’adolescente. Pour un adulte normal, elle aurait sans doute semblé plus légère qu’une plume, mais j’étais toute aussi fine qu’elle et je tressaillis sous son poids. Je me mordis les lèvres et commençai à avancer, puis je me mis à lui parler.
- Ecoute, je ne te laisse pas, tu vois ! Nous allons chercher un guérisseur ensemble, d’accord ? Mais tu dois rester avec moi. Continue à écouter ma voix. Respire calmement, ne t’inquiète pas, ça va aller. Voilà, comme ça, continue à respirer surtout. Tu entends la mienne de respiration ? Mon cœur qui bat calmement ? Raccroche-toi à ces sons, à n’importe quoi, mais reste avec moi…
Je continuais à lui parler, malgré ma lèvre qui saignait parce que j’avais mordu trop fort, malgré mes jambes qui tremblaient sous son poids, malgré le couloir désert qui défilait devant moi. Mes paroles semblaient probablement ridicules, mais je m’en moquais. Le ridicule tuait moins que le silence dans ce cas.
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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Mer 14 Mar - 17:18

Après que je lui eus répondu, elle réfléchit. Longtemps. La décision avait l'air d'être dur à prendre! Elle regarda autour d'elle, pour être sûre que personne était encore là. Je commençai à fermer les yeux car le bourdonnement devenait de plus en plus intense quand elle tomba à genoux et tint sa tête entre ses mains. Je la regardais, amusée. Avais-je dit amusée? Comment pouvait-on donc être amusé alors que la vie glissait? J'étais vraiment stupide de penser comme ça...Bon, amusée, d'accord, je ne voulais pas mourir malheureuse! Je voulais mourir, le sourire sur les lèvres, mais lorsqu'on meurt, on ne contrôle plus ses muscles et il se pourrait que mon sourire se transforme en grimace...
J'essayais de deviner ce qu'elle pensait...peut-être pense-t-elle que j'étais un véritable fardeau...non, ce n'était pas possible...si elle pensait du mal de moi, elle m'aurait déjà quitté, elle m'aurai laissé seule, ici, mourir toute seule. Ainsi, j'avais eu plusieurs fois raison de défendre la cause des Cendres! Je me souvenais encore, comme si c'était hier:
C'était l'été, mais il avait plu fort ce jour-là et les élèves laissaient des traces partout où ils allaient. Je faisais bien attention d' essuyer mes souliers,avant de rentrer dans l'Académie parce que je voulais éviter du travail aux Cendres. Les autres élèves, eux, s'en fichaient, ils rentraient, parsemaient le sol de boue et les essuyais seulement lorsqu'un professeur le leur ordonna. Pendant les cours, les Cendres avaient dû frotter le sol pour qu'il ne ressemble pas à une marée de boue séchée. J'étais sortie en première pour admirer leur travail; un sol, impeccable, brillant, qui reflétait, tel un miroir et je me désolai lorsque les autres Aspirants piétinèrent le sol, sans prendre la peine de regarder le travail des Cendres. Sans prendre la peine? Si, enfait, ils regardaient une Cendre frotter le sol et ils se moquaient d'elle. Je ne pus me retenir lorsqu'un des garçons sortit pour mettre plein de boue sur ses souliers et marcha dans l'Académie; je lui sautais dessus et l'agressait violemment, bien que j'étais beaucoup plus faible que lui, mais j'avais une chance: le garçon était fou amoureux de moi, (ça sautait aux yeux) et il avait espéré me faire rigoler en faisant ça...c'était bien loupé. Malgré le fait que j'étais beaucoup moins forte que lui, il tomba car il fut déstabilisé. Je lui cria toute ma pensée, et il courba l'échine tandis que les autres restaient silencieux. Depuis ce jour, je fus respectée et le garçon se montra bien plus gentil avec les Cendres. Il lui est même arrivé de prendre l'éponge d'une Cendre et de faire son travail, sous mes yeux étonnés. Je crois que c'est parce que je lui plaisais trop et que je lui plais encore...
Je fus tiré de mes pensées par la voix de la jeune fille qui me donna son nom.
Lana
Un prénom simple, court, mais qui sonnait bien. Il lui allait bien. Elle me dit que je n'avais pas besoin de prier pour elle. Et je remarquai qu'elle me tutoyait. Je souris, heureuse, enfin un Cendre qui osait me tutoyer! J'avais rudoyé mes servantes pour qu'elles le fassent, mais elles ne le voulaient pas. Elles étaient incapables et je fus obligé d’abandonner le combat. Elle me prit par mon bras, doucement et passa un des siens sous mes aisselles. Je me sentis soulevée de terre et réprima une envie de vomir. Elle avança tant bien que mal, en marchant comme une ivrogne. Je devais lui peser lourd, car elle se mordit les lèvres, à tel moins que ça saignait. Elle me parla encore de sa voix douce:
- Ecoute, je ne te laisse pas, tu vois ! Nous allons chercher un guérisseur ensemble, d’accord ? Mais tu dois rester avec moi. Continue à écouter ma voix. Respire calmement, ne t’inquiète pas, ça va aller. Voilà, comme ça, continue à respirer surtout. Tu entends la mienne de respiration ? Mon cœur qui bat calmement ? Raccroche-toi à ces sons, à n’importe quoi, mais reste avec moi…
Elle continua ainsi et je sentis ses jambes tremblaient...enfin, tout son corps tremblait. C'était ridicule, elle était faible et tenait à peine debout, alors que je pouvais marcher. enfin...était-ce sûr que je pouvais marcher? Ce qui était sûr en tout cas, c'est que nous n'arriverions pas à trouver un guérisseur car elle allait sûrement s'effondrer à son tour. Je souris: deux personnes gisant au milieu de l'Académie. Une morte, l'autre inconsciente...non, il fallait que je survive, car si elle s'effondrait et que je sombrais, elle aussi sombrera, mais dans les pires châtiments car elle m'aurai laissé mourir, dira-t-on, alors qu'elle aurait essayer de me sauver et mon père aurait été heureux de trouver un prétexte pour être blanchi.
Je me débattais pour échapper à son étreinte et me maudis, parce que j'étais sûre de lui avoir fait mal. Je posai précautionneusement les pieds par terre, en m'appuyant sur elle. Bizarrement, j'avais retrouvé un peu de forces, c'était surement le fait d'avoir pensé à lui, si ça se trouve je l'aimais aussi... Je respirai lentement et entendis un sifflement, ça provenait sûrement de ma gorge, mais bon! tant pis!
-écoute, je suis en état de marcher, si tu m'aides un peu. je ne veux pas que tu t'effondres parce que si tu t'effondres, on va tout les deux mourir.
Je commençai à avancer, sourde à ses protestations. Il le fallait, il fallait que je vive. Je m'en fiche, il faut que je vive et reste longtemps éveillée pour témoigner, pour remercier Lana. Lana, ma première amie. Ma première véritable amie. et reste assez longtemps en vie, pour dire à lui, à ce garçon, que finalement, oui, je l'aimais. Mwahahah, un amour à 13 ans, c'est pas mal. Je parlai à Lana, pour oublier la douleur. C'était stupide, y a un instant, j'étais en train de mourir, mais maintenant, je sentais une force que j'avais ignorée jusqu'à là. Ce n'était pas stupide, c'était parce que j'avais une détermination. Je la regardais dans les yeux, pour lui montrer que maintenant, grâce à elle et à lui, je ne reculerai devant rien. Et j'avançai en clopinant en lui parlant:
-As-tu déjà aimé quelqu'un? d'un amour si fort que tu veux vivre pour lui?
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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Dim 25 Mar - 17:43

Mine de rien, cette jeune fille pesait son poids. Je ne me plaignais pas, j’avais choisis cette solution plutôt qu’une autre et j’irai jusqu’au bout. Ou jusqu’à l’épuisement. Je ne me plaignais pas. Je me demandais juste où est-ce que j’avais bien pu trouver la force de soulever cette demoiselle qui devait faire mon poids, à deux ou trois kilos près. J’ignorai posséder la force nécessaire à une telle chose. J’en étais à peu près à ce point de mes réflexions, les jambes vacillantes et le genou douloureusement lancinant, lorsque la jeune Aspirante me donna un coup de coude dans le ventre. Aïe. Je hoquetais et arrêtai de parler, pour retrouver mon souffle déjà rendu court par la marche. Je m’arrêtai de marcher aussi et m’appuyai contre un mur. Je maudissais le vide des couloirs, je maudissais ma responsable qui m’avait envoyée ici, je maudissais mes responsabilité. D’un autre côté, je bénissais cette rencontre inespérée, qui, si elle donnait suite, pouvait faire naître une belle amitié, je bénissais les quelques bribes de connaissances que j’avais pu capter tout à l’heure.

Légèrement moins essoufflée, je m’apprêtai à me remettre à marcher, car le temps filait, tout comme la vie de l’Aspirante. Mais elle se remit à bouger, et avant que je n’aie eu le temps de réaliser ce qu’elle faisait, elle était debout, chancelante mais sur ses deux pieds, devant moi. Je faillis m’évanouir, de frayeur en la voyant si pâle, de soulagement en ne la sentant plus peser sur mes avant-bras meurtris. Elle respirait difficilement et semblait prête à s’effondrer d’un instant à l’autre, mais elle tint quand même à se justifier. Je voulais la faire taire, mais elle insistait et comme pour me prouver qu’elle était capable de marcher, commença à mettre un pied devant l’autre.

Elle n’avait pas fait deux pas que je courrai pour me mettre à sa hauteur. Elle avançait péniblement, visiblement plongée dans ses réflexions, à moins que ce ne fût simplement la douleur qui lui donnait cet air-là. Des réflexions, c’étaient des réflexions, au vu de la question qu’elle me posa. Aïe. L’amour. Un sujet délicat, auquel je me refusai s le droit de penser. Parce que je ne pouvais pas m’imaginer dans les bras d’un garçon sans repenser à cette nuit. Parce que je ne pouvais pas m’imaginer me donner entièrement à quelqu’un. Parce que je ne pouvais pas m’imaginer avoir une confiance aveugle en quelqu’un.

- Non.

Comment un seul mot peut-il exprimer autant de chose ? Souffrance, peur, douleur mais aussi espoir. Un espoir d‘une joie qui finira peut-être par arriver un jour. Je voulais des enfants. Je voulais élever un bambin joyeux, je voulais donner à un petit bout de chou tout cet amour dont j’avais été privée trop tôt. J’avais conscience d’avoir été brusque avec la jeune Perle. De devoir rajouter un « et toi ? ». Mais je ne pouvais pas.

Je marchai un moment à côté d’elle, sans savoir comment lui venir en aide. Vu ses protestations juste avant, elle n’accepterait probablement pas de passer un bras sur mes épaules. Alors je passai mon bras entre le sien valide et son corps. Puis, ma main se balançant à côté de la sienne, je la saisis.

Je serrai les dents. Je supportai mal le contact de ma peau sur celle de quelqu’un d’autre, ne fut-ce que pour une bise ou une poignée de main. Certes, tout à l’heure, alors que je la portai, cela ne m’avait rien fait. Mais je ne pensais qu’à lui sauver la vie, et cet instinct protecteur avait sûrement bâillonné ma répulsion. À présent, dans le silence de ce couloir, silence à peine rompu par sa respiration sifflante et la mienne apeurée, je ne pouvais plus penser à autre chose que ce contact, même ténu. J’avais mal au ventre et ma gorge était nouée. J’avais la chair de poule sous ma tunique. Mais je tins bon, Je ne lâchai pas cette main si froide. Aïe.

- Et t…vous ?

Désolée du retard. Et je crois que cette fois, tu peux nous faire arriver à l’infirmerie, non ?


Dernière édition par Lana le Mer 26 Sep - 12:54, édité 1 fois
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Lyndya

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MessageSujet: Re: Une aide bien précieuse [pv: Lana]   Jeu 6 Sep - 19:47

-Non

une réponse sèche. claire. sans la moindre hésitation. Pourquoi? Elle avait du vivre quelque chose d'horrible pour repousser ainsi l'amour. Mais quoi? qu'est-ce qui pouvait donc la mettre dans un tel état? le ton de la voix était chargée d'émotion après tout. Mais de quelle émotion? je ne saurai dire. Peut-être qu'elle avait eu un amoureux mais qui l'avait trompé?
En faisant toutes ces réflexions, je marchais quelques pas. Lena? Lina-je ne saurai dire son nom correctement- passa son bras autour du mien et saisis ma main. Je la regardais perplexe. Me croyait-elle donc si faible? Qu'est-ce qui lui disait ça? Qu'avais-je donc fait pour qu'elle me soutienne ainsi? Et pourquoi ces dents serrées? Qu'avais-je donc fait pour la voir ainsi, peinée, sans force?

-et t...vous?

Pourquoi me posait-elle une telle question? et puis? et vous quoi? que me voulait-elle? Je ne comprenais plus rien. Cette Lina qui me tenait, pourquoi me tenait-elle? pourquoi m'avait-elle parler? que faisait-elle ici? Et puis pourquoi ce visage peiné? un visage si peiné qui me rappelait son visage, le visage de mon père...au moment de la mort de maman...

Je revoyais la scène, lorsque ma mère voulait me sauver, j'entendais les cris. Les souvenirs m'assaillirent d'un seul coup, comme si l'eau contenue dans une boule de cristal exerçait une telle pression qu'elle explosait. Ma respiration devint encore plus sifflante, tellement saccadée que je ne pouvais respirer, submergée par les souvenirs. Je fis prise de convulsion et crachait un flot de sang par terre. Du sang...comme celui sur le corps de mam..C'en fut trop pour moi et je sombrais dans les ténèbres. La dernière chose que je vis, ce fut un homme âgé habillé qui courait vers notre direction et que Lina lui criait dessus.

(voilà ma vieille! après tant de mois d'attente, la réponse est enfin arrivée! niark! j'espère que t'as compris tout ce charabia Very Happy)
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