Les Âmes Croisées

Jeu de RPG pour ceux qui ont toujours voulu faire partie du monde Des Âmes Croisées de Pierre Bottero
 
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 Vous êtes où ?

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Lana

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Localisation : sur la planète Zorg

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Nom de famille: Norwen
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MessageSujet: Vous êtes où ?   Dim 24 Juin - 18:59

[HRP : Pas de nécessité d'avoir une réponse, ce rp se finit. Si quelqu'un veut en faire une, je veux bien ^^. Et sérieusement, vous êtes où ?]

Des chants d'oiseaux entrant par la fenêtre. Un soleil radieux dans le ciel. Quelques nuages blancs qui moutonnaient paisiblement. Les arbres verts se balançaient tranquillement, au gré du vent. Une matinée comme les autres en soit. Ou tout du moins, une matinée qui aurait dû être comme toutes les autres. Parce que pour une fois, ce ne fus pas le bruit qui me réveilla, mais le silence. Il n'y avait absolument pas de vie. Pas de pas précités, pas de cris, de voix, de discussions, de musique, de tissu froissé par une marche trop rapide. Personne. Je n'entendais que le chant des oiseaux.
Je m'habillai rapidement et sortis de ma chambre, intriguée. Mais dans les couloirs, comme l'avait laissé présager le silence, il n'y avait personne. Pas âme qui vive. Je marchai prudemment, par peur de me faire surprendre et de me ridiculiser. J'arrivai dans le hall, mais là aussi, il n'y avait personne. Prise d'un grand doute, je courus jusqu'aux cuisines. Je m'encoublai en chemin, m’écorchant les mains en me rattrapant contre le sol pierreux. Je me redressai. Personne n'avait surpris ma chute. Je soufflai sur mes mains, grimaçant en ayant l'impression qu'elles brûlaient. Mais la peau n'était qu’écorchée et le sang ne faisait qu'effleurer, il ne coulait pas. Alors je me remis à courir, plus prudemment toutefois.
J'arrivai aux cuisines, et là, effroi. Elles étaient vides. Ne résonnaient pas de divers bruits de ferraille, du crépitement du feu, de sifflements variés, d'ordres lancés dans tous les sens, de l'eau que l'on fait couler, de lame de couteau frappant des planches, découpant des légumes au passage. Je n'y sentais pas le délicieux fumet qui faisait habituellement gargouiller mon ventre peu nourri. Toutefois, ce n'était pas comme si tout le monde avait simplement disparu. Tout était rangé. Comme si un événement important avait amené tout le monde à quitter le Palais, sans toutefois daigner me mettre au courant. Je quittai les lieux déserts et sortis du château. Mais la ville perle était tout aussi vide que le palais. Je me mis à courir à nouveau, refusant de céder à l'angoisse qui montait de mon ventre. Je descendis les neuf cent et quelque marches, manquant plusieurs fois de me rompre le cou. Pour découvrir une ville cendre tout aussi vide. Je tombai à genoux, essoufflée et laissai la peur me submerger.
- Pourquoi il n'y personne ?

J'ouvris les yeux. Il faisait encore nuit. Mon cœur battait la chamade et la sueur humidifiait mes draps. Un cauchemar. Je venais de faire un cauchemar. Le château était encore habité. C'était obligé. Mais j'avais beau me le répéter, je n'arrivais pas à m'en convaincre. Alors, les jambes tremblantes, je sortis de ma chambre. Je poussai le plus silencieusement possible la porte de la chambre voisine. Quel ne fut pas mon soulagement d'y voir une forme sombre sous les couvertures, la poitrine soulevée par un souffle régulier !
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Calypso
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Localisation : Dans le monde bleu des rêves

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Fonction: Cendre, fou du roi

MessageSujet: Re: Vous êtes où ?   Dim 6 Jan - 12:59

Calypso, un sourire aux lèvre, s'inclina profondément. Son spectacle était magnifique, et c'était la première fois qu'elle le présentait. C'était l'histoire des trois vagabonds, qui finalement trouvaient le bonheur dans la cité d'AnkNor après de nombreuses péripéties. Un dragon, un combat de poignard, ils travaillaient depuis plus de trois mois sur cette pièce avec Eric et sa jeune apprentie, Lyndya, lorsqu'elle pouvait se libérer. C'était un spectacle grandiose, magnifique, et tous l'adoreraient. Cependant, le tonnerre d'applaudissement qu'elle attendait n'arriva pas. Rien, que du vide. Le roi aurait du venir à sa rencontre, la féliciter, les perles auraient du la siffler, mais là, rien. Alors que la surprise la prenait, elle releva la tête. Tout son public avait disparu. Comment avaient-ils pu sortir de la salle si rapidement ! Interloquée, elle fixait le siège du roi. Même lui était partit comme si son spectacle ne valait rien. C'était impossible, il ne lui avait jamais fait ça, il l'avait toujours soutenu et acclamait ses représentations encore plus fort que les autres... Elle se tourna vers ses deux compagnons pour leur demander si ils avaient une explication... Eux aussi avaient disparus. Ils l'avaient abandonné. Sa pièce était donc un fiasco total, au point de mettre hors de la scène deux ses joueurs ? La panique commença à l'envahir.

Elle était seule dans cette immense salle de réception, que tous avaient quitté sans un bruit... La rage la gagna. Elle avait fait tous ces efforts, crée ce spectacle, c'était invertis, et tous partaient, et ne prêtaient aucune attention à la féliciter ? Ils allaient l'entendre. Elle n'allait pas laisser un tel outrage impuni. Et ses deux assistants allaient aussi l'entendre. Certes, il arrivait à Eric de s'éclipser, mais de la part de Lyndya, elle trouvait cela inacceptable. Elle lui avait tout donné, un rôle d'apprentie, l'avait sauvé et avait redressé sa vie, et sans un mot elle la quittait sans donner la moindre explication ? La jeune folle sauta d'un pas agile de la scène, et en passant parmi les nombreux siège, elle laissa sa main courir sur le dossier du fauteuil du roi... Comment avait-il pu lui faire cela ? Elle se mit à courir, franchissant la grande porte et débouchant dans les couloirs illuminés du palais. Chose étrange, aucune servante de lavait le sol, aucun perle ne marchait d'une démarche supérieure... Coïncidence ? A la rage se rajouta un petit, tout petit sentiment d'inquiétude. Elle savait où trouver du monde. Dans les cuisines, ou dans la salle du trône, il ne se passait pas un instant de la journée sans que personne ne travaille ou sois de passage. De plus, le roi était surement retourné en audience dans sa pièce favorite, et si elle voulait étancher sa rage, c'était là qu'elle devait se rendre.

Elle écarta les lourdes portes sans s'annoncer, remarquant au passage que les gardes chargés de contrôler les allées et venus n'étaient pas présent. Le roi l'attendait-il ? Mais la solitude la frappa en regardant la salle. Personne. Encore. Elle entendait quelques voix amusées, murmures étouffés dans ce silence feutré. Mais elle ne voyait personne. Personne qui jouait le jeu devant le roi, personne qui avait une histoire épique à lui raconter pour obtenir ses faveurs, aucuns perles intéressé par les jeux de pouvoirs... Malgré les voix, dans cette salle du trône, la seule chose qui frappait était le dépouillement. L'absence. Toute la rage c'était envolée dans le cœur de la demoiselle. Chassée par une angoisse sans fond. Où étaient-ils tous ? Y avait-il un événement dont on ne l'avait pas informé ? Les servantes pourraient le lui dire, elles qui avaient des oreilles partout.

Calypos dévala les marches jusqu'aux cuisines. On sentait le fumet appétissant et attirant d'un ancien fumet, preuve qu'il y avait eu des cendres impliqués, qui avaient travaillé dans cette cuisine, pour produire quelque chose de bon et de beaux pour les perles et le bon fonctionnement du palais, mais à présent, plus rien. Le bar sur lequel les servantes s'accoudaient lors de leurs poses, celui où tout le monde adorait passer pour courtiser une petite nouvelle, ou gagner un éclat de rire avant une réunion important, ce bar était vide. Celui qui le tenait avait disparu sans forme de procès, abandonnant la place alors que tous étaient attachés à lui... Mais où étaient-ils tous ? Et puis, où était son fiancé, celui qui lui avait juré un amour éternel ? Il aurait du la prendre dans ses bras, lui jurer que ce n'était qu'un mauvais rêve, et lui montrer que ce n'était qu'une mauvaise blague du roi pour son anniversaire... Mais il ne venait pas. Personne ne venait. Elle aurait aussi du trouver Lana dans cette cuisine, un petit air triste comme à l'accoutumée, mais aucun signe de vie. Comme si tout le monde avait déserté pour la laisser seule dans ce palais. Étaient-ils dehors ? Son cœur lui disait que non, mais sa raison la poussa à se pencher par la fenêtre, où l'ont pouvait voir une bonne partie de la ville cendre... Aucune agitation. Seuls quelques corbeaux qui planaient. Où étaient les musiciens, les danseurs, les marchands, les pauvres cendres qui s'y trouvaient habituellement ? Les taverniers, les ivrognes, les guerriers en permission... Personne. La jeune folle laissa tomber sa tête contre le bord de la fenêtre dans un long sanglot...
- Bordel, ce n'est plus drôle, où êtes vous tous...

Un grincement de porte la fit sursauter. Son corps était froid, sans vie, et son souffle semblait incapable de franchir la barrière de ses lèvres tant l'angoisse lui serrait le cœur. Heureusement que cette porte l'avait réveillé, ce cauchemars était... Horrible. Indescriptible. Mais d'ailleurs, qui avait bien pu ouvrir sa porte ? Elle se débarrassa de sa couette, attrapa le poignard sous son lit, et en nuisette, les lèvres pincées et les yeux encore plein d'horreur de son affreux rêve, et elle retourna face à l'inconnu qui avait ouvert sa porte. La silhouette était en contre jour, et la lumière de la lune ne lui permettait pas de distinguer l'inconnu. Mais alors que ses yeux s'adaptait progressivement, elle baissa son poignard. C'était Lana.
- Que fais tu ici en pleine nuit ? Tu m'as fait peur !

[ceux qui connaissent un peu le forum comprendront que cette réponse est elle aussi trufée d'allusions =p]

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Lana

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MessageSujet: Re: Vous êtes où ?   Jeu 7 Fév - 13:03

Sursaut.
Je dormais encore à moitié. J'étais dans cet étrange état, alors que les rêves se sont évanouis, mais que le soleil n'a pas encore sa place dans la journée. En même temps, c'était encore le milieu de la nuit. Il ne me fallut qu'une fraction de seconde pour en sortir. Alors que je m'apprêtais à fermer la porte et à retourner me coucher, histoire de ne pas être morte de fatigue le lendemain, la silhouette, que je croyais endormie, bondit de sa couchette pour me menacer avec une arme. Un poignard affûté.
Un reflet de lune en parcourut le fil. C'était une belle arme. Plus fine que celle que j'avais tenue pour ma mission, et qui restait cachée, contre mon mollet, dans ma botte en cuir de siffleur. Enfin, qui était posée dans ma chambre, puisque j'étais pieds nus. Trop loin pour que j'aie le temps d'aller la chercher.
Une minute ! Je connaissais cette arme. Je l'avais déjà vue. Au moment où elle s'abaissa, je pus enfin en détacher mes yeux, pour regarder sa propriétaire. Le son de sa voix acheva de me confirmer son identité alors qu'elle m'adressa la parole. Calyspo.
Mon coeur recommença à battre normalement. Enfin.
Elle m'avait posé une question. Comment lui répondre sans passer pour la gamine pleurnicharde que je devais sans doute avoir l'air, celle qui a fait un mauvais rêve et qui cherche du réconfort. Je ne voulais plus avoir l'air faible devant les autres. Je me l'étais promis. Et Calypso m'avait déjà vu flancher. Mais comment, autrement, justifier mon irruption dans sa chambre en pleine nuit, sans avoir l'air ridicule ? Je n'avais pas d'autre choix que de lui avouer la vérité. Au pire, je ne ferai que renforcer son sentiment de me savoir trop sensible et trop peureuse.
- Je... J'ai fait un rêve. Enfin, plutôt un cauchemar. Il n'y avait plus personne dans le palais, tout le monde avait disparu sans laisser de traces. Alors en me réveillant, j'avais besoin de vérifier. Je sais, ça peut paraître stupide. Je suis désolée, je ne voulais pas te réveiller. Il...
Je me tus. Inutile d'en rajouter. J'avais dit le nécessaire. À elle de juger. Et puisqu'elle avait baissé sa garde et que mes jambes fatiguées peinaient à me supporter après tant d'émotions, je m'adossais au cadre en pierre de sa porte, permettant à la lumière blafarde de la lune d'entrer dans la chambre, et à Calypso de voir plus que ma simple silhouette se découpant sur la nuit. J'attendais sa réponse, tout en me questionnant une fois de plus sur la pertinence de la mienne.
Et pourtant, ce rêve avait été si réaliste. Plus encore que lorsque son visage revenait me hanter, ou que d'anciens souvenirs me revenaient en mémoire. Bien plus solide et pertinent que la plupart des rêves, qui ressemblent souvent à une mince feuille de papier, prête à se déchirer à tout instant. Ou aux bulles que je faisais avec le savon, quand j'étais petite. Il suffisait d'un souffle un peu trop fort pour les faire disparaître au loin, ou éclater. Oui, la plupart des rêves ressemblaient plutôt à des bulles de savons, qui éclataient dès le réveil, ou s'éloignaient juste assez pour qu'on ne s'en rappelle que vaguement. La plupart des rêves sont étranges, peu réalistes. Changement de lieu impossible, déformation des personnalités des gens, capacités physique incroyables, situations absurdes qui paraissent totalement normales sur le moment. Mais celui-ci...
Je m'en rappelais encore parfaitement. Il avait été si parfait. Logique, normal. Il ne manquait que des gens pour en faire une journée totalement banale. Le Maître des rêves.
Calypso prit une inspiration. Peut-être allait-elle se mettre à parler, peut-être allait-elle esquisser un mouvement, ou peut-être se contentait-elle de respirer. Quoi qu'il en fut, ce bruit infime dans le silence de la nuit me fit revenir sur terre. Je divaguais. Peu importait que ce rêve avait eu l'air si réel. Ce n'était qu'un rêve, un parmi tant d'autres...

[HRP : Désolée du retard... Comme quoi, être malade et coincée à la maison a aussi ses bons côtés ^^]
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