Les Âmes Croisées

Jeu de RPG pour ceux qui ont toujours voulu faire partie du monde Des Âmes Croisées de Pierre Bottero
 
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 Calme après la tempète... [pv Eric+libre]

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Calypso
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MessageSujet: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Lun 15 Juil - 14:48


- Il est mort. N'affiche pas cet air surpris sur ton visage, ou quoi que ce soit d'autre. Je sais que tu sais, tu sais que je sais et ces non dits n'ont pas lieu d'être. Il est mort. Une épée dans le ventre. Pour ce meurtre, on m'a recherché toute la journée, pendant que je me cachais dans une vieille auberge à l'extérieur des murs. Par ta faute.

Eric était assis en face d'elle, les jambes élégamment croisées, portant une tenue des plus sophistiquées. Une longue chemise de lin brodée d'or, surmonté d'un long manteau rouge sang, un pantalon d'une des plus belle toile du pays, et des bottes à la mode nomades, souples et élégantes... Les mains croisées, tout comme ses jambes, laissaient apparaître le seul anneau à son doigt, cet anneau précieux synonyme de pouvoir qui hier lui avait couté cette humiliation dans les rues. Un peu trop grosse au goût de Calypso, qui de toute manière n'en avait pas, puisque sa place au conseil n'était qu'officieuse -qu'auraient dit la population en apprenant qu'une cendre siégeait à cette instance ! Deux vipères s'enlaçant... Longues mains élégantes, au teint halé, qu'on aurait dit faites pour manier le feu. Un long collier d'argent tombait sur sa poitrine, surement une distinction offerte pour un fait d'arme parmi les mages. Son visage était serein, détendu, et ses yeux, contrairement l'habitude, ne brillaient pas d'une flamme ironique. Elle entrevoyait ici encore une autre facette de ce mage impertinent, qui aujourd'hui était venu lui parler à sa demande.

Tout droit rentrée de cette cavale après avoir tué ce garde qui avait voulu la violer à même le sol, elle avait couru voir le roi, pour solliciter une entrevue avec le conseiller. Après un petit rire et une félicitation pour cette blague, le monarque avait compris à quel point elle était sérieuse, mais malgré son insistance, il n'avait pas réussit à savoir la raison de cette demande. Pourtant, étrangement, il avait fermé les yeux et avait transmis le message. Plus étrange encore, Eric avait accepter de la retrouver, et le rendez vous avait été convenu dans la soirée, dans le salon des mages. Elle venait d'arriver, et se demandait depuis quand il l'attendait. Dans son fauteuil, il semblait si innocent, si... *Calypso ! Il a presque réussit à te tuer hier après midi. Il a engagé un garde pour te violer. Il t'a fait perdre connaissance en vidant tes poumons. Il est tout sauf innocent. Tu n'es pas ici pour le contempler, perfection incarnée, tu es ici pour conclure un marché*

Eric, qui avait fermé un court instant les yeux, lui fit un léger signe pour l'inciter à prendre place. Pas de dédain ou de supériorité dans ce geste, uniquement une invitation... On aurait dit que l'incident était oublié. Alors que dans sa mémoire, il resterait à jamais gravé au fer rouge. Le jour où face à une foule elle avait perdu toute sa dignité, enlaçant un mage pour échapper à la mort. S'enfuyant par peur et dégout. Eric ne parlait toujours pas. Que pouvait-il dire de toute manière ? Jetant un cou d'œil aux alentours, elle réalisa que derrière les lourdes tentures, n'importe qui pouvait être posté. Espion du roi, perles du conseil prêts à la piéger... Son rendez vous avez le mage avait pu être su par d'autres. Elle avait pris le risque de demander une entrevue officielle, elle assumerait. Et si ces premières paroles étaient un peu osées, elle le réalisait maintenant, elle devait à présent se comporter comme si elle était au conseil. Une cendre et lui un perle. Et pourtant, elle n'avait pas l'impression d'être inférieure. Elle se tiendrait à sa position, mais au fond d'elle, malgré tout le dégout et la tristesse que lui évoquait cette rencontre dans les rues cendres, elle avait compris que d'une phrase, une seule, elle avait réussit à sauver sa vie et à faire fléchir quelqu'un d'aussi ferme que le mage. Elle avait du pouvoir, même si prenait une autre forme. Et c'était pour cela qu'elle était là aujourd'hui. Pour un affrontement à force égale. Et si la présence éventuelle d'espion la forçait à tenir son rang, elle obligeait également Eric à se comporter dignement, et à ne pas utiliser la force et la magie pour la faire plier à sa volonté. Double tranchant, mais elle se trouvait gagnante. Elle devait donc selon le protocole saluer le mage, comme elle aurait dû le faire dès le début, puis obéir à son geste qui lui indiquait de s'assoir dans un des divans tout proche. Alors qu'elle commençait à s'incliner, elle ne pu s'empêcher un sourire. Ce geste aurait du lui couter, la faire rager, mais elle n'en éprouvait que de l'amusement. *Une mascarade. Tout ceci n'est qu'une mascarade pour te mettre en sécurité. Tu le sais. Il le sait.*

Son front touchait pratiquement à présent le beau tapis persan qui ornait le sol, et ses longues boucles brunes y étaient posées, le temps d'un instant. Profonde révérence, qu'elle avait voulu parfaite. Pas trop courte, pour ne pas paraître dans l'obligation de la faire, pas trop longue pour ne pas sembler ironique. Elle était dans le temps. Puis, elle se redressa, et pris place dans le divan un peu plus loin. A présent, il ne lui restait plus qu'à attendre que la personne la plus haut gradée, à savoir lui, prenne la parole. Sans bien sur arrêter de sourire, tant la situation l'amusait. Une actrice de théâtre n'aurait pas agit différemment, et il en serait de même pour son meilleur ennemi : leurs paroles et gestes ne venaient pas d'eux : c'était uniquement une représentation du protocole.

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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Mar 16 Juil - 20:01

*Qu'elle est belle !* Et qu'il était idiot ! Il ne savait même pas pourquoi il était là. Ou alors ne le savait que trop bien. Le matin même, un messager en provenance du roi avait toqué à sa porte, portant une missive de Sa Majesté. Une de plus, il ne s'était pas questionné outre mesure, et avait décidé qu'il l'ouvrirait dans l'après midi. Puis, une heure plus tard, le messager était revenu, lui demandant une réponse. Il avait répondu impérieusement qu'il n'avait pas encore réfléchit, et l'avait renvoyé, courant ensuite voir la missive. Elle devait être d'une grande importance, et il faillit rire en en voyant le contenu. Mademoiselle Sinilger, fiancée à Swen Wolfisheim, folle du roi et membre du grand Conseil, désirait lui parler lors d'une entrevue officielle, le plus tôt possible. Que de titre pompeux pour si peux de mots ! Et surtout, une révélation... Calypso était donc belle et bien fiancée au commandant. Elle n'avait pas plaisanté le moins du monde hier dans les rues, et il était encore plus fier de son choix après cette découverte. Les armures et leur commandant devaient rester des alliés et il avait entendu parler du commandant, intransigeant et féroce. Tuer sa future épouse le mettrait probablement en colère. Même si son choix était des plus regrettables. Un homme tel que lui avec une cendre ? Il devait être désespéré, ou d'une laideur sans pareille derrière son casque qu'il n'enlevait jamais. En tout cas, cette entrevue pouvait être un bon divertissement. De plus, il entrevoyait un autre bon moyen de se débarrasser d'elle. Qui disait entrevue officielle disait lieu et date connue. La jeune femme devait encore être furieuse de son humiliation, et il suffisait d'un geste ou d'une parole déplacée, d'une enfreinte au protocole ou d'une arme tirée et elle serait condamnée par tous, sans que le roi ne puisse s'opposer à ces preuves. Comment serait-elle ? Haineuse et  insultante ? Pourquoi voulait-elle le voir, sinon pour essayer de se venger de l'affront de la veille ? Voudrait-elle lui faire subir la même chose ? Menacer, taper du pied ? Pour l'occasion, il allait honorer sa position. Il serait en position de force, et comptait bien le montrer.

Finalement, elle avait penché pour la froideur, si il écoutait le ton de ses paroles. Première enfreinte au protocole. Tutoiement. Deuxième enfreinte au protocole. Prise de parole alors qu'elle n'avait pas le droit avant qu'il n'ai lui même parlé. La loi prévoyait une peine au bout de trois enfreinte, il devrait donc attendre un peu. Elle s'était débarrassé sans problème du garde qu'il avait corrompu... Il aurait du s'y attendre. Mais savoir qu'elle avait passé une journée atroce le réjouissait. Pourtant, il lui semblait que la jeune femme qu'il avait humilié la vieille n'était pas celle qui se tenait devant lui. Finis les habits bariolé, la robe rapiécée et les mitaines de si basse condition. Finies les tresse éparpillées dans une chevelure non brossée, le foulard usé qui cachait le tour de son visage. Fini la poussière, la cendre, et la jeune folle virevoltant partout.

A la place, il voyait une perle, plus mure, plus mature, élégante et raffinée. Elle se tenait droite, et sa longue robe d'un blanc immaculé soulignait ses formes en laissant voir un profond décolleté et tombait jusqu'au sol avec délicatesse et sobriété. Elle croisait ses mains dans son dos, mais il devinait qu'elle ne portait aucun bracelet ou bague. Après tout, elle était une cendre, et les bijoux et ornements étaient réservés traditionnellement aux puissants. Elle avait juste un simple collier, qui retenait une perle couleur azur. Ses cheveux châtains tombaient en longues boucles jusqu'au milieu du dos, et on aurait dit que chaque boucle avait été travaillée avec soin. Un maquillage discret accentuait la profondeur de ses yeux et l'attrait de ses lèvres, et dans cette tenue simple et sans richesse, elle était pourtant adorable. Il aurait pu la contempler des heures... Et il n'avait de plus rien d'autre à faire. Il attendait cette dernière petite enfreinte au protocole, et pourrait la condamner en toute légalité. Si elle ouvrait encore une fois la bouche, il avait gagné. Cependant, il eu pitié d'elle, droite statue de marbre tandis qu'il était assis, détendu. Il ne pouvait pas parler au risque de louper sa chance de la condamner, mais pouvait au moins lui faire signe de s'assoir. Ce qu'il fit. Léger geste, différent de celui qu'il avait quand il agissait dédaigneusement avec les autres. Il ne saisissait pas encore la raison de sa présence, ne comprenait pas à quel jeu elle jouait, mais il ne devait pas agir à la légère. Elle était aussi dangereuse qu'une perle, et ce beau décolleté ne serait jamais à lui.

C'est alors qu'il vit un sourire apparaître sur ses lèvres, et ses genoux commencer à se plier, en une profonde révérence. Elle avait compris. Et ne ferait jamais cette troisième erreur qu'il attendait. Alors qu'elle tombait à ses pieds, il laissa échapper une grimace. Il pouvait avoir toutes les beautés du royaume. Pourquoi était-elle la seule qu'il désirait, cette jeune folle étendue au sol, riant intérieurement ? Peut être parce que justement elle était inatteignable ? Comme il aurait aimé que cette révérence soit véritable, que ce sourire narquois disparaisse... Mais encore une fois, elle jouait. Comme lorsqu'elle crachait du feu ou dansait, elle jouait un jeu. Il ne lui restait plus qu'à faire de même, et ainsi comprendre la raison de sa présence ici. Et qui sait, la prendre à son propre jeu ! Se relevant avec lenteur, comme pour lui permettre de savourer ce long moment, elle se dirigea finalement vers le divan pour y prendre place. Les yeux baissés, elle attendait. Qu'il parle, bien sur, comme le voulait le protocole. Pour jouer le jeu il fallait donc qu'il prenne la parole... Que dire ?Comment pouvait-il atteindre son but ultime, à savoir faire plier cette jeune cendre, la faire s'agenouiller réellement ? Il n'avait qu'à se laisser prendre à son jeu, puis le retourner contre elle. Si simple...

- J'avoue que je ne pouvais rêver meilleur compagnie en cette soirée, et je vous remercie donc. Vous êtes plus resplendissante que jamais, et je pense que mon cher ami le commandant est le plus chanceux des hommes, puisqu'un jour vous lui appartiendrez. Cependant, je dois admettre que la raison de cette entrevue m'échappe. Ma chère, auriez vous l'obligeance de m'éclairer ? Je suis persuadé que vous avez bien d'autre choses encore à me reprocher, et croyez bien que je m'en excuse d'avance. Nos relations se sont battis sur une mauvaises base, mais je suis persuadé que vous n'êtes pas la pour parler du passé... Aurais-je tord ?
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Calypso
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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Dim 21 Juil - 12:01

Les mots du mage la frappèrent, plus puissamment qu’elle ne l’aurait cru. Elle qui voulait se montrer impassible et froide, parfaite petite cendre, elle réalisait que cet homme, sans peut être même le savoir, savait trouver les mots pour la blesser. Et c’était l’un des rares elle devait avouer. C’est comme si il savait trouver chaque faiblesse en elle, chaque minuscule faille à exploiter et détruire. Elle ne pouvait se défendre qu’en encaissant encore et encore, en faisant comme si ces mots ne la touchaient pas… C’était si simple. Un petit sourire en coin, une main qui replaçait discrètement une mèche brune derrière son oreille, des yeux sereins… Elle savait si bien imiter, si bien mimer. Mais au fond d’elle, chaque mot tournoyait, blessait, détruisait… « Un jour, vous lui appartiendrez ». Ce qu’elle craignait depuis toujours au fond d’elle, et malgré les mots de Swen lui promettant que cela n’arriverait jamais, depuis une semaine cette inquiétude refaisait surface. Swen était un perle. Beau, aimable, charmant, attentionné envers elle… Mais un perle. Peut-être au début accepterait-il qu’elle vive sa vie. Mais qui lui garantissait qu’un jour, son éducation ne prendrait pas le dessus ? Après tout, il lui avait clairement signifié qu’il espérait un enfant. Clairement signifié qu’il voudrait apparaître parfait à la cours. Devrait-elle porter un enfant contre son gré ? Etre une femme soumise pour le contenter ? Se courber devant chacun sous prétexte qu’il lui demandait ? Confierait-il son enfant, s’il venait à venir, à une nourrice, comme il était d’usage au palais ? Eric avait très bien compris… Mariée à Swen, on la forcerait à lui appartenir. Et même si elle l’aimait, elle ne savait pas si sa liberté n’était pas la plus importante. L’amour fini un jour ou l’autre, l’amour est bas, cruel, triste, et n’est finalement qu’une illusion de plus. Tandis que la liberté, même si elle était fugace, valait tous les trésors du monde…

Cependant, la fin de la tirade du conseiller lui redonna le sourire. Si il lui ordonnait implicitement de ne pas parler du passé, c’est bien qu’il était persuadé que si elle avait sollicité cet entretient aujourd’hui, c’était pour revenir et débattre encore du passé. Il ignorait donc tout de la raison de sa visite, et sa question était donc totalement sincère. Mince satisfaction, mais satisfaction tout de même ! Pour une fois, elle avait une longueur d’avance sur ce mage prétentieux et imbu de lui-même. Longueur d’avance qui allait bientôt disparaître, puisqu’il avait donné l’ordre qu’elle révèle la raison de cette entretient. Et avait donc uniquement quelques instants pour en tirer profit, quelques instants où pour une fois elle dominait, sans ombre ou contrepartie… Mais elle-même n’était plus sûre de ce qu’elle désirait réellement à vrai dire. Son esprit lui criait de se conformer exactement au plan qu’elle avait prévu en arrivant ici. Un plan simple et concis, qui avait peu de chance de marcher mais qu’elle tenait absolument à tenter. Quelques mots, un oui ou un non… Les choses s’arrêtaient. Elle pourrait partir avant qu’il ne la blesse encore plus, avant qu’il ne puisse découvrir d’autres failles en elle. Ou alors, elle prenait un chemin détourné, essayant de mener en bateau le maître de la rhétorique… Le jeu pouvait être amusant.

Puisqu’il était partit dans l’idée de la flatterie, elle ferait de même. Les compliments n’avaient aucun sens, et pourtant dissimulaient bien les véritables intentions de ceux qui les prononçaient. Elle savait parfaitement qu’Eric la méprisait, et que ses conquêtes étaient des cendres faciles plongées dans la misère, ou au contraire de grandes Domna, pleines de grâces, vêtements d’or et titres sonnants. Jamais il ne s’intéresserait à elle, et elle s’en réjouissait au plus profond d’elle. Ainsi, elle savait parfaitement que les compliments tels que resplendissante, et bonne compagnie étaient à prendre comme des ornements, et non comme de véritables mots pleins de sens. Il les disait à chaque dame qu’il croisait, espérant l’attirer dans son lit, et s’il y avait bien un endroit où elle ne voulait pas finir, c’était bien là. Montrant son plus beau sourire, elle croisa les jambes, et se donna du courage intérieurement. *Ce n’est qu’un jeu. Tu dois garder l’avantage le plus longtemps possible, tout en respectant les règles. Si simple.* Il lui suffisait de mentir… Et de parler absurde. Et quoi de plus absurde qu’un conseil ?

- Monsieur, vous êtes probablement le mage le plus puissant du royaume, et l’un des plus éminents conseillers. Comment pourriez-vous avoir tort ? De plus, on raconte partout que votre esprit est le plus agile et le plus vif au palais. Je m’étonne dans ce cas que vous n’ayez pas compris la raison de cette entrevue. Je me ferais donc un plaisir de vous éclairer. Le prochain conseil aura lieu demain... Je crois que nous devions nous expliquer un peu avant, et essayer de nous mettre d'accord pour cette fois obtenir une majorité pour la proposition de loi sur le remaniement des ministres.

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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Lun 29 Juil - 13:04

Plus la folle du roi parlait et plus le sourire et la bonne humeur du mage disparaissait. Elle se moquait royalement de lui. Ou alors, elle avait pris un violent coup sur la tête. Ou alors c’était encore un coup tordu de la part du roi, qui ne le portait pas dans son cœur. *A cause de cette folle. Tout ce qui n’allait pas encore parfaitement dans sa vie était à cause d’elle.* Pour que sa vie soit parfaite, il lui manquait encore une emprise complète sur le conseil, et l’amitié du roi. Mais son emprise au conseil n’était pas totale car une cendre allait toujours dans un sens contraire à celui qu’il imposait. Lorsqu’il était arrivé, il n’était rien, et à force de manigances, il avait même convaincue Naztrys de sa supériorité… Ce qui était au départ un duo de mage dominant le conseil était devenu peu à peu uniquement un jeune mage dominant le conseil, et aujourd’hui Naztrys ne faisait que lui offrir son soutien, et commençait à devenir sénile. Bientôt, il ferait en sorte qu’elle soit congédiée, mais pour le moment elle était encore utile parfois. Mais il restait cette folle, obstacle à toutes ses ambitions… Elle avait monté le roi contre lui. Il était devenu méfiant, réservé, et ne lui accordait que peu de crédit. Lorsqu’il avait décidé de choisir un mage pour un mariage avec sa fille, c’est bien Werrag –paix à son âme- et non lui qu’il avait choisi, alors que Werrag était un mage banal sans don particulier. Il aimait tellement qu’elle disparaisse, qu’elle cesse de l’importuner, et comme aujourd’hui, de le duper…

Elle ne s’était jamais intéressée aux affaires des perles aux conseils. Dès qu’il s’agissait de nouveaux impôts cendres, de nouvelles lois ou d’accroissements des privilèges, elle se battait bec et ongles. Mais pour les affaires internes des perles, elle ne disait jamais rien et donnait sa voix à la majorité. Elle avait d’ailleurs tort, car elle aurait pu essayer de placer des ministres plus proches des cendres, ou au contraire plus justes ou aptes à la tache… Comme quoi, elle n’avait pas réfléchi jusqu’au bout dans sa défense des cendres. En tout cas, il n’avait pas lieu de solliciter un entretien pour parler d’un choix qu’elle ne ferait pas et qu’il avait déjà fait. Il était en faveur de ministres compétents, comme la majorité du conseil, et même si ils allaient laisser quelques fils de hautes famille à la tête d’un ministère, les plus importants comme les finances, l’armée, la recherche étaient attribués à des hommes très compétents (et proches amis). Sauf si le roi prévoyait une manigance et envoyait son éminence grise pour discuter avec le mage, la petite cendre mentait. Et le meilleur moyen de faire parler une cendre qui commençait à croire qu’elle pouvait mentir à des perles était la peur.

Sans aucun sourire, il se leva tranquillement et se dirigea vers la cheminée, derrière la jeune folle assise. Le protocole lui interdisait de se tourner pour l’observer, et elle respecta cette consigne à la lettre. Il approcha ses mains des flammes, et doucement, commença à les faire rougeoyer. Qu’il aimait cette magie du feu, qui était si puissante… Une fois sur que ses doigts étaient aussi chaud que les braises du foyer, il prit la parole, en se rapprochant silencieusement derrière la folle.
-Mademoiselle, je suis flatté de tous ces compliments ! Mais n’oubliez pas, je suis avant tout un homme, et l’erreur comme l’ignorance est humaine. Je serais ravi de discuter en détail de la question de savoir qui placer à chaque ministère avec vous… Il est vrai que l’avis d’une cendre peut-être divertissant. Cependant… Je suis persuadé que vous avez autre chose en tête. Faites-moi en part je vous prie.

Alors qu’il la sentait se tendre, il arriva juste derrière elle. Dans cette robe, son dos était dégagé et son sourire réapparu. Le meilleur moyen de faire parler une cendre était la peur. Il se pencha, et lui murmura tout près de l’oreille ces quelques mots :
-Ne me faites pas perdre mon temps une fois de plus en essayant de me berner, je suis las de ce petit jeu. Et protocole ou pas, croyez-moi ma patience arrive à bout. Faites un petit effort ma chère.
Et pour souligner ces mots, il laissa courir ses doigts depuis la base de son cou, descendant le long de sa colonne vertébrale. Une légère chaleur qui ne laisserait pas de trace, mais qui lui rappellerait surement l’aventure d’il y a quelques jours, ou le fouet avait failli suivre le trajet de ses doigts. Il la sentit frissonner… Il ne lui restait plus qu’à porter le dernier coup… Il se rapprocha encore plus si c’était possible. Il savait qu’elle détestait son contact plus que tout. Elle répugnait qu’il soit si proche sans qu’elle ne puisse rien faire…
-Il serait si bête d’échapper au fouet pour se retrouver avec une méchant brûlure pour remplacer les lacérations du cuir sur votre peau si parfaite… Dernière chance.
Et comme si rien ne s’était passé, il retourna s’assoir dans son divan. Il avait repris l’avantage.
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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Lun 29 Juil - 19:59

Si elle n’en était pas encore totalement sûre, elle avait maintenant la confirmation : elle était folle à lier. Folle d’avoir cru pouvoir garder l’avantage face à un tel prédateur, folle d’avoir demandé cet entretien, folle aussi d’avoir revu le mage si tôt après l’épisode des rues… Lorsqu’il passa ses doigts brulants en une longue ligne dans son dos, tous ses muscles se crispèrent, et elle sentit une goute perler de son front… Elle se revoyait deux jours auparavant, agenouillée devant ce tonneau, désespérée, prête à être fouetté jusqu’à ce que mort s’en suive… Elle revoyait le fouet dans la main du garde, la peur. Elle ne voulait plus avoir à vivre ça, ne voulait plus avoir à souffrir inutilement. Qu’elle était faible et apeurée… Mais qu’il était également puissant. Il lui avait déjà montré une partie de ses pouvoirs et elle devinait qu’il en restait une grande partie qu’il vaudrait mieux qu’elle ne voie jamais. Désirait-elle expérimenter la brûlure dans le dos et voir si les talents de mages d’Eric étaient confirmés ? Elle savait pertinemment que non. Pourquoi fallait-il que son pire ennemi soit un mage, et non pas un simple gouvernant sans autre talent que sa position et ses mots ? Pourquoi fallait-il qu’il soit un mage doué, qui dès qu’il perdait la face menaçait avec ses pouvoirs ? Elle ne pouvait jamais gagner si il dégainait sans cesse ses pouvoirs dès qu’il se trouvait en position de faiblesse…. * Et oui Calypso, la loi du plus fort. Quoi que fasse ou dise la brebis, d’un coup de dent le loup peut la manger sans procès * Que pouvait faire la brebis, surtout quand elle commettait l’erreur d’être prétentieuse au point de convoquer le loup ?

Que faire hormis profil bas ? Que faire sinon obéir au loup dans l’espoir qu’il soit clément ? Elle n’avait pas d’autre choix, et alors qu’il reprenait place en face d’elle, la peur qui l’avait saisi un instant plus tôt se transforma en haine. Elle le détestait, parce qu’il trichait dans leur lutte. Parce qu’il gagnerait toujours. Parce qu’il affichait à présent un air de jubilation. Et surtout, parce qu’il avait encore fait comme si elle lui appartenait. Aucun homme, à part peut-être Swen, n’avait le droit de lui susurrer des mots à l’oreille, et de se tenir si prêt. Qu’il la répugnait… Se dégager, c’était enfreindre le protocole, mais rester, c’était encore pire qu’un supplice. Et elle devinait qu’il savait quel effet il provoquait, puisque ces derniers temps il ne pouvait pas s’en empêcher. * Un jour, tu lui feras payer pour tout ce qu’il a fait. Garde en mémoire, en venge toi en temps voulu. Sa mort ne sera que plus belle… * A cette pensée, elle sourit sans le vouloir. Lui planter un couteau dans le ventre, qu’elle adorerait… Un jour, elle utiliserait sa promesse, et dans son sommeil, elle le tuerait. * Swen ne te le pardonnerai jamais * Peu importe. Elle serait prête à tout, quitte à le tromper, pour débarrasser les cendres d’un tel fléau. Que valait sa vie face à toutes celles des pauvres gens en bas qui subissaient chaque jour ?

Mais aujourd’hui, comme elle devait respecter le protocole, elle se voyait mal enfoncer un poignard dans le ventre d’Eric tout en ricanant et en criant vengeance. La scène aurait un côté légèrement… Déplacé. Enfin… Trève de plaisanterie, elle avait l’ordre et l’obligation de répondre, et sa décision était simple. Jamais elle ne gagnerait dans un face à face contre Eric. Ce fait avait beau la dégouter, la faire rager ou l’attrister, elle réaliser qu’elle ne pourrait pas le changer, à moins d’un miracle. Troisième rencontre, et troisième défaite. Elle n’y arriverait jamais, ou du moins pas comme ça. Et aujourd’hui, si elle avait demandé cet entrevue, c’était justement parce qu’elle pressentait cette réalité, et qu’elle voulait à tout prix essayer de la faire basculer. Si elle ne pouvait pas détruire son ennemi, elle allait donc faire le contraire, et voir le résultat. Se levant avec lenteur, elle était sereine. Elle faisait le bon choix. Elle verrait ensuite où la mènerait ce choix, mais elle savait que c’était le seul possible. Un pas en avant. La longue robe bruissait tandis qu’elle se déplaçait. Elle crut voir de la surprise dans les yeux du mage. Si il était surpris parce qu’elle se levait, il n’allait pas être déçu pour la suite… Deuxième pas. Elle était maintenant très proche d’Eric. Aucune moquerie dans ses yeux, juste une sincérité à travers ses gestes, et sa personne. Elle tomba à genoux aux pieds du mage, ses yeux fixés sur le sol. Elle ne pourrait voir sa réaction, mais elle la devinait parfaitement. Courte inspiration, puis d’une voix douce, calme et posée qui ne lui ressemblait guère, elle annonça :
-Si j’ai sollicité cette entrevue Don Redenlloh, c’est également car, comme vous, les évènements du passé m’attristent et me navrent. Je suis venu vous supplier… Concluons une trêve. Dans notre intérêt commun. Les évènements des derniers jours m’ont fait réfléchir, et vous devez le savoir… Si nous continuons ainsi nous allons-nous détruire. Je ne vous demande presque rien… Juste du respect pour ma personne et ma fonction. Et l’assurance qu’aucun mal ne me sera fait de votre part.

Elle releva alors les yeux, et les planta dans ceux de son interlocuteur. Elle voulait qu’il voie la sincérité de sa demande. Elle voulait s’assurer une sécurité, une garantie qu’elle ne finirait pas assassinée comme les parents du conseiller. Une garantie qu’il stopperait ces menaces constantes, et que la scène d’il y a deux jours ne se reproduiraient plus.
-En échange, je vous offrirais ce que vous désirez, dans la limite de mes capacités. Je vous en prie… Pour nous deux.

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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Mar 13 Aoû - 21:08

*Eric… Pourquoi es-tu soudain si perdu ?* Décidemment, ce soir Calypso avait décidé de le surprendre dans chacune de ses actions. Respectant le protocole alors qu’elle ne le faisait jamais, cédant si facilement à ses menaces, alors qu’elle savait pertinemment qu’il n’aurait jamais pu les mettre à exécutions… Et maintenant, ça. Avait-il enfin réussit son grand projet, qu’il avait monté depuis leur première rencontre avant un conseil ? Depuis cet instant, depuis ce baiser volé qu’il avait tant apprécié et sa résistance incontournable malgré tous ses efforts, il s’était juré qu’un jour elle lui appartiendrait, et qu’elle reprendrait la place qui lui revenait de droit : une cendre, au service des perles. Maintenant qu’elle était là, agenouillée et suppliante devant lui, n’avait-il pas gagné ? En échange d’un arrêt des hostilités, elle était prête à lui donner tout ce qu’il voulait. Arrête des hostilités qui couteraient bien plus à la jeune folle qu’à lui. Et en échange, il pouvait demander ce qu’il voulait dans la mesure de ses capacités, ce qui englobait énormément de choses… Des tas d’idées et de possibilités défilaient dans sa tête. Redorer son image auprès du roi. Conseiller au roi une union le liant à la princesse. Découvrir les plus sombres secrets du royaume, comme l’avait voulu avant lui Faëmon. Enrichir encore plus les coffres des Redenlloh. Ecarter Naztrys du pouvoir. Ou alors, imposer le silence à Calypso lors des conseils. Lui demander de le soutenir dans ses décisions. Lui demander d’être son espionne. Ou pour la briser, lui demander de devenir son épouse. Enfin, non, plutôt sa concubine, pour ne pas gâcher un mariage politique. Lui demander de l’embrasser, immédiatement…

*Eric… Pourquoi es-tu si distrait ?* Il venait de réaliser une chose. En échange, elle lui demandait du respect pour sa fonction. Du respect pour une cendre. Personne n’avait de respect pour une cendre, encore moins pour la folle du roi bénéficiait des privilèges des perles sans en être une. Que dirait le conseil si soudain il voyait qu’il n’y avait plus d’animosité entre eux, et qu’Eric ne participait plus aux traditionnelles discutions en sortant de la salle où chacun pestait et exposait ses idées pour éliminer cette folle dérangeante ? Et puis, lui promettre de ne lui faire aucun mal, c’était perdre l’avantage qui le rendait si puissant : il était un perle doublé d’un mage puissant, et, elle était une cendre. Il pouvait en toute légalité la punir ou la faire souffrir. Et enfin, le pire surement dans ses conditions, elle lui demander de respecter sa personne. Ce qui, s’il la comprenait bien, signifiait plus de fouet, de baisers volés, de grands enlacements ou des mots murmurés… Sans peut-être le réaliser, elle lui demandait tout de même énormément de choses. Y avait-il quelque chose dans tous ses rêves qui vaille le prix qu’il accepte les conditions de la cendre ?

*Eric… Pourquoi es-tu si stupide ?* Comme il venait de le souligner, c’étaient les conditions de la cendre. Et même si elle lui proposait sans condition de lui offrir tous ses rêves, il n’avait qu’un choix possible : refuser. Car ce serait sa proposition. Et si elle le faisait, c’est qu’elle était persuadée qu’elle serait gagnante au final. Il avait du mal à se le mettre dans le crane, mais sur ce point, Calypso réfléchissait comme lui : elle ne faisait rien sur un coup de tête. Elle avait tout prévu : depuis qu’elle avait demandé au roi un entretient avec lui, elle anticipait cet instant. Et dans son esprit, appâté comme il l’avait été dans un premier temps, elle pensait qu’il dirait oui. *Douce et innocente Calypso…* Elle était si maline, si bonne comédienne… Il était persuadé que la détresse qu’elle ressentait alors qu’elle était à ses pieds était réelle. Et pourtant, cette détresse avait pour but de le berner, une fois de plus… Il était attendri. Attendri par tant d’efforts en vain, pour essayer de prendre le dessus. Indomptable Calypso… Un jour, elle serait à ses pieds ainsi, sans arrière-pensées, sans préméditations, totalement soumise à son bon vouloir, et il serait le plus heureux des hommes. Et étrangement, il sentait que ce moment devenait de plus en plus proche… Il y a quelques mois, la jeune folle n’aurait jamais accepté de s’abaisser devant lui, même pour prendre l’avantage. Elle commençait à plier, doucement mais surement, et il ne lui resterait plus qu’à attendre le bon moment pour porter le coup opportun qui la briserait.

Doucement, tendrement, il effleura du dos de la main son cou, pour finalement lui prendre le menton et lui relever la tête. Que sa peau était douce… Un peu plus halée que celle de la plupart des perles car elle sortait bien plus d’eux et se promenait souvent on ne sait où, il la trouvait pourtant magnifique. Elle avait bien calculé son coup, et qu’il était tentant d’accepter en échange de son appartenance et de sa soumission… Mais il n’avait qu’à patienter, et il aurait tout ce qu’il voulait. Elle viendrait à lui, sans même s’en rendre compte. Ses yeux étaient toujours attendris, et lorsqu’il prit la parole, un étranger aurait pu croire qu’il allait lui déclarer son amour.
-Calypso… Calypso… Tu n’imagines pas la joie que de telles paroles me procurent, et pourtant, je me vois dans l’obligation de refuser ton offre, aussi intéressante soit-elle. En effet, tu n’as pas à conclure des accords en tant que cendres. Et surtout, il me semble que nous avons déjà un marché en cours, fixé depuis longtemps. « Elle veut un indice ? Un minuscule mot, Et il lui offrira toutes les nuits du monde. » Si tu désires tant cette trêve, je t’offre la solution. Tu n’as qu’à demander ma chère.
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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Sam 31 Aoû - 21:48

On disait souvent qu’elle était très émotive, mais qu’elle savait masquer ses sentiments à la perfection, les manier et les changer comme elle le désirait. Un des premiers cours d’Ol Hil Junil avait d’ailleurs était ceci : masquer la douleur pour afficher au contraire un bonheur feint. Quand on était folle du roi, tout n’était que jeu, rigolade et maîtrise des sensations provoquées aux autres comme de ses propres états d’âmes. Depuis maintenant cinq ans, elle s’était engagée dans cette voie, et de simple apprentie, on racontait aujourd’hui partout dans le royaume que l’artiste Calypo était la meilleure dans son domaine. La logique voulait donc qu’elle contrôle parfaitement son corps, de la moindre pensée au plus petit geste. Mais il fallait croire que les artistes ne pouvaient être expliqués par la logique, puisque l’étonnement apparu sur le visage de la jeune demoiselle au fur et à mesure que le mage parlait. La contrariété aussi, mais dissimulée derrière cet immense étonnement. Son plan était normalement parfait. Elle avait tout fait pour obtenir cette trêve, tout. Elle avait laissé parler son cœur, avait offert tout ce qu’elle avait en échange de ce marché, s’était abaissée comme l’espérait Eric…

Pourtant, elle avait fait une erreur elle le réalisait à présent. Elle avait négligé un aspect de la personnalité de son ennemi, la plus importante surement. L’arrogance. Typique des fils de hautes familles, Eric n’échappait pas à la règle. Pour qu’une idée lui plaise, il fallait qu’elle vienne de lui. Une idée de cendre, même si elle pouvait faire de lui le monarque de ce pays, ne serait pas prise au sérieux. Et à cause de cette arrogance, il venait de refuse son offre, en lui en proposant une autre, exactement la même en réalité ! Il lui aurait répondu qu’il acceptait cette trêve en échange d’une nuit, le résultat aurait été le même. Elle était prête à lui donner tout, et aurait certainement accepté… Elle n’était pas une prostituée, mais pour elle une nuit d’amour contre la liberté représentait bien peu. *Dans ce cas, accepte ! Qu’attends-tu ? Comme tu l’as dit, les deux propositions sont les mêmes !* Seulement, il y avait un léger problème. Des restes d’éducation perle certainement… Calypso pouvait se montrer aussi arrogante que ce mage. Accepter cette proposition, c’était admettre qu’elle avait perdu lors de leur première rencontre. Admettre qu’elle lui appartenait, qu’elle était son jouet et qu’il avait tout obtenu d’elle. Et mine de rien… Au fond d’elle, une voix lui criait également qu’accepter, c’était aussi tromper Swen et trahir leur amour. Pensée qu’elle rejeta au fond d’elle. Swen n’en saurait rien, et un jour elle devrait le faire, pour le bien de tous les cendres…

Un bruit de pas qui s’approchait... Ou avait-elle rêvé ? Un sourire carnassier sur les lèvres d’Eric, qui a une vitesse fulgurante approcha son visage d’elle, et lui murmura dans un chuchotement rapide :
-Oublie, trêve acceptée si tu joues le jeu pendant la minute qui va suivre.
*Quoi ?? Mais… Que dit-il ?* L’esprit de la folle ne comprenait rien. Avait-il perdu la tête ? Et de quel jeu parlait-il ? Elle avait une occasion inespérée, il acceptait et ses conditions n’étaient pas compliquées… Il y avait un piège quelque part, une pièce de théâtre d’une minute pour une trêve d’une vie ?

Tout se déroula si rapidement… Eric, splendide, se pencha encore plus vers elle, plaça une main dans sa chevelure et l’autre dans son dos, la rapprochant de lui plus qu’elle ne le voulait… Leurs corps étaient tout proches à présent, et alors que son être entier lui hurlait de s’écarter tant qu’il en était temps, elle se força à rester, et même à se rapprocher encore si possible. Il semblait vouloir jouer à ce petit jeu, et elle le ferait aussi… Son regard insistant était fixé sur ses bras, et elle les enroula à contre cœur autour du cou du magnifique jeune homme. Ou était le piège ? Etait-il tant en manque d’affection qu’il baisse ses barrières et ses principes contre une minute d’un amour faux ? * Calypso, écarte-toi !! Tu passes à côtés de quelque chose !* Il l’embrassa. Pour la deuxième fois. Une minute. Elle détestait Eric, et pourtant… Que ses baisers étaient bons, et qu’il était difficile de ne pas y succomber…

La porte s’ouvrit. De sa position, elle voyait parfaitement l’entrée du salon des mages, et l’identité du nouvel arrivant… *Cela aurait pu être pire. Cette porte aurait pu s’ouvrir sur Vaëln et Swen, et là tu serais dans de beaux draps.* Mais n’étais-ce pas la même chose ? Ce n’était pas son promis… C’était le meilleur ami de son promis. Son employeur et son garant. Le roi. Voilà ce qu'elle avait oublié, voilà le piège. Les bruits de pas dehors. Eric avait encore anticipé plus vite qu'elle... Et elle allait tout perdre. Car dans le regard de son monarque, elle vit toute la déception et la honte possible et imaginable. Il l’avait sauvé d’un mariage arrangé avec le ministre des finances, et avait accordé sa main à celui qu’elle aimait, son meilleur ami et commandant des armées… Pour finalement la voir embrasser langoureusement un autre. Sans un mot, il se détourna, et referma la porte. Et sans une once de réflexion, les yeux de la folle du roi devinrent noirs de colère, et elle s’écarta brutalement de son pire ennemi pour se relever. Peu importe la trêve, elle devait sauver la confiance que le roi avait en elle, et éviter qu’il raconte cela à Swen la veille de leur départ. Sans un regard en arrière, elle courut vers la porte qui venait de se fermer…. Quand une main attrapa son bras et l’immobilisa.

-Perdu !

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MessageSujet: Re: Calme après la tempète... [pv Eric+libre]   Dim 1 Sep - 21:30

-Perdu !

Le jeune mage venait de se lever de son siège de stopper sa charmante compagne dans son élan. Il n’aurait pas dû, il le savait, mais il ne pouvait s’empêcher d’afficher un sourire triomphant. Cette soirée était des plus merveilleuses finalement ! Quand il raconterait ça à Nazrtrys… Il serait admiré et respecté encore plus qu’il ne l’était au conseil. En l’espace de quelques secondes, sans aucun plan, sans aucune préméditation, il avait réussi tant de choses… Il avait volé un nouveau baiser à la charmante Calypso, avec son consentement qui plus est ! Et décidément, son avis était tranché. Il adorait sentir ses lèvres sur les siennes, laisser filer ses doigts dans ses longues boucles brunes… Il y avait quelque chose en elle qu’il appréciait plus que tout, et qui différenciait chacun de ses gestes de ceux de toutes les autres qu’il avait connu jusqu’à maintenant. Il n’arrivait toujours pas à comprendre d’où venait ce petit grain de sel en plus… Peut-être le fait que Calypso soit l’une des seules à lui résister ? L’une des seules dans sa situation, cendre sans les inconvénients et pourtant si loin des perles ? Etait-il attiré par les belles brunes au décolleté plongeant, à la langue bien pendue et à la position sociale unique ? Il aurait tellement aimé qu’elle accepte une aventure avec lui, pour qu’il puisse enfin savoir si l’attirance venait d’elle ou de l’interdit et du défi qu’elle représentait…

Dans tous les cas, ce baiser lui procurait une immense satisfaction. Il avait joué avec le feu, certes, mais était sorti gagnant : elle n’avait pas tenu une minute et chacun d’eux le savait. Elle s’était montrée stupide, en agissant ainsi. Ne lui avait-on pas dit que lorsqu’on commençait quelque chose, il fallait aller jusqu’au bout ? Car en plus d’avoir accordé un baiser gratuit à ce qu’il supposait être son pire ennemi, elle venait également de tout perdre. *Un véritable coup de maître. * La aussi il avait joué avec le feu. Les bruits de pas dehors étaient distants, et rien n’indiquaient qu’ils venaient de sa direction. Cependant, il savait que si jamais la chance était avec lui et que la porte s’ouvrait, il aurait tout gagné. Peu importe l’identité du visiteur ! Un serviteur ? Il aurait immédiatement colporté la rumeur. Un mage ou un gouvernant ? Ils étaient les seuls perles pouvant pénétrer dans cette pièce dédiées aux mages. Si c’était un perle qui partageait ses idéaux, il se moquerait immédiatement de la folle et en informerait tout le palais. Si c’était quelqu’un ami avec sa rivale, alors rien de le blesserait plus que ce baiser… Et c’était le roi qui était entré. En plus d’être un ami, il connaissait parfaitement le fiancé de la demoiselle, et était son employeur. C’était comme si Kaiya était derrière lui, donnant vie à ses rêves les plus fous.

Il était donc là, tenant le bras de Calypso, aux anges, savourant le regard chargé de haine qu’elle lui renvoyait. Elle avait perdu. L’infidélité n’était pardonnée que dans un sens à AnkNor, et une demoiselle devait faire preuve de la plus grande fidélité envers son mari ou son promis… Elle risquait de perdre son mariage, la confiance du roi, et son honneur. *Eric, tu es génial.* Il fallait savourer cette position de force, et éviter à tout prix qu’elle ne rattrape le roi et essaye de recoller les morceaux. Et puis, cette occasion de la briser qu’il attendait depuis si longtemps était peut-être juste devant lui ! Il raffermi sa prise, pour être sûr qu’elle ne tenterait pas de s’échapper. Puis sa voix susurra, telle un serpent ayant pris au piège une proie.

-Calypso… Calypso… Que vous êtes prévisibles. Une véritable cendre dans l’âme. Rassurez-moi, j’espère ne pas avoir fait de bêtise ! Je ne voudrais surtout pas gâcher le mariage à venir ! Et puis, les enfants arrivent vite, je me sentirais si mal si l’on commençait à remettre leur légitimité en cause. J’espère de tout cœur que le roi ne dira rien au commandant ! A mais j’oubliais. Le roi est intangible quand il s’agit des sentiments de ses proches. Que je me sentirais mal à votre place… Mais rassurez-vous ! Si tout va mal pour vous, vous aurez toujours un allié au palais, et une promesse pour vous rattraper. Douce Calypso, pourquoi ne pas vous fier à moi ? Un claquement de doigt, et je serais à vos pieds, exécutant la moindre de vos demandes… Je serais le prince charmant dont vous avez toujours rêvé, le plus galant des jeunes hommes, le plus respectable des conseillers. Un mot, un seul et votre vie deviendra si belle !

Il sentit la détermination de son interlocutrice fléchir. Il était à deux doigts d’obtenir la dernière perle rare qu’il manquait à sa collection de conquête, l’indomptable Calypso. Il ne manquait presque rien… Son regard s’adoucit, il relâcha légèrement sa poigne, s’abaissa et déposa un long baiser sur la main de la demoiselle… Il n’arrivait pas à décrypter l’attitude de la folle, tant elle semblait repliée en elle-même. Etait-ce une bonne chose ? Il n’en savait rien. Mais même si encore une fois elle le repoussait, il n’entendait plus les pas du monarque, et déduisait une chose : Calypso, quoi qu’elle fasse, ne pourrait plus faire changer d’avis le roi, pas aujourd’hui dans tous les cas.
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