Les Âmes Croisées

Jeu de RPG pour ceux qui ont toujours voulu faire partie du monde Des Âmes Croisées de Pierre Bottero
 
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 Sur le chemin vers la montagne... [pv Aryane & Vaëln]

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Calypso
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Messages : 2012
Date d'inscription : 14/05/2011
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Localisation : Dans le monde bleu des rêves

Personnage
Nom de famille: Sinilger
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Fonction: Cendre, fou du roi

MessageSujet: Sur le chemin vers la montagne... [pv Aryane & Vaëln]   Mar 4 Mar - 11:50

Le sommeil est traitre. Alors qu’elle pouvait s’endormir au milieu de la ville cendre sans soucis, ici, au milieu du désert, le marchand de sable refusait de passer. Le monde était suspendu, et les seuls bruits qui franchissaient sa tente étaient le léger crépitement du feu de camp et les rares mouvements de l’armure de garde en ce moment. Aryane et Vaëln devaient dormir profondément, et dans quelques heures, ils reprendraient leur long voyage vers les lointaines montagnes. Elle devait vraiment se reposer, où sinon elle ne tiendrait pas assise sur son cheval…. Mais plus elle imposait à son esprit de dormir, et plus celui-ci se dérobait, pensant tour à tour à des choses plus stupides et incongrues les unes que les autres. Pourquoi ne pas aller réveiller Aryane pour bavarder un peu ? Bonne idée si elle voulait se faire arracher la tête par la princesse. Où sinon, elle n’avait qu’à passer par la tente du commandant, et le réveiller d’un long baiser. A cette idée, un sourire s’esquissa sur son visage. Oui, c’était là aussi la bonne idée pour que Vaëln la méprise encore plus, qu’Aryane la regarde de travers et que son amour pour Swen s’accentue, alors que depuis quelques semaines elle faisait tout pour essayer de se raisonner… Dernière solution, elle n’avait qu’à aller faire peur au garde en poste ! *Ou alors tu n’as qu’à dormir stupide rêveuse !*

Concentration… Inspiration, expiration, ne penser à rien… Pourtant, comment pourrait bien réagir Swen si elle le faisait ? Le prendrait-il mal ? Ou lui rendrait-il son baiser ? Pensait-il à elle comme elle pensait sans cesse à lui ? Elle chassa ces questions de son esprit. Elle aurait tout le temps d’y penser demain pendant l’interminable chevauchée… Soudain, elle sentit son ventre se retourner, et fut prise d’un haut le cœur. Ses yeux s’ouvrirent en même temps que son corps se relevait, et elle sortit en hâte le plus discrètement possible de sa tente, inspirant l’air glacé de la nuit et luttant contre la nausée qui la gagnait. Elle avait mis quelques mètres entre elle et le campement, et tandis que l’air frais mordait ses bras et ses pieds nus, les yeux levés vers les étoiles, elle menait un combat silencieux contre ce corps qui se rebellait. Les minutes passaient, et son esprit reprenait le contrôle, ne laissant qu’un mauvais souvenir de ces nausées. Un de plus. C’était la quatrième fois que cela la prenait, et elle avait peur de faire le lien. Ses menstruations n’avaient pas eu lieu. Il n’y avait que deux explications, et elle ne savait pas laquelle l’effrayait le plus. Soit depuis l’accident, elle était devenue stérile, soit…

Une main se posa sur son épaule, et elle se retourna d’un sursaut. C’était Ivran, un des gardes qui les accompagnaient. L’un de ceux avec qui elle s’entendait le mieux. Il était discret mais amusant, et derrière cette apparente distance, il était certainement le plus loyal et sincère de l’escorte.
-Caly ? Tout va bien ? Tu es frigorifiée, et le commandant à interdit de s’éloigner du campement… Vient, retournons vers le feu.
Et comme si il n’attendait pas de réponse, il la conduisit jusqu’au feu au milieu des tentes. C’est alors qu’elle réalisa qu’en effet elle était gelée. Dans le désert, les nuits étaient glacées, et elle ne portait qu’une fine tenue de nuit… Le garde enleva le lourd manteau qu’il portait, et lui déposa sur les épaules, tandis que tous deux s’asseyaient à côté du feu. Caypso laissa la chaleur des flammes la réchauffer, puis, au bout de quelques minutes, Ivran pris la parole, chuchotant pour ne réveiller personne :
-Ce n’est pas la première fois non ? Tu devrais peut-être en parler au commandant…

Non, ce n’était pas la première fois… Ses blessures n’étaient plus que des souvenirs, et alors qu’elle pensait pouvoir enfin profiter du voyage, voilà qu’elle allait encore mal. Et puis, il n’y avait pas que cela. C’était invisible à l’œil nu, mais elle avait pris du poids. Dès qu’elle avait commencé à s’entrainer à nouveau, cette évidence lui avait sauté aux yeux : son équilibre avait légèrement changé. Trop de signes allaient vers cette évidence, et pourtant elle refusait encore d’y croire…
-Caly ? Tu m’écoutes au moins ? C’est peut-être grave qui sait, et je tiens trop à toi pour te regarder souffrir ainsi sans rien faire….
-C’est gentil Ivran, mais ne t’inquiète pas ce n’est rien. Et puis, pourquoi devrais-je en parler au commandant plus qu’à quelqu’un d’autre, il n’a pas de talent de guérisseur aux dernières nouvelles !
Le garde lui lança un regard étonné, comme si elle avait loupé une évidence… Pourtant, même si elle s’était énormément rapprochée des quatre armures, elle ne leur avait jamais parlé de Swen, et le sujet n’était jamais arrivé sur le tapis.
-C’est pourtant évident… Les rumeurs en parlaient, et depuis le début du voyage, tout le confirme : je ne sais pas quels sentiments tu éprouves pour notre commandant, mais en tout cas, il y a une chose indéniable. Il t’aime. Et pour cela, je pense que tu devrais lui en parler.

Tout en parlant, Ivran avait haussé le ton, et Calypso ne put s’empêcher de s’inquiéter. Le ciel commençait à peine à s’éclaircir, et elle ne voulait pas priver les autres du sommeil qui la fuyait. Et puis, elle connaissait trop bien Swen, et savait qu’il avait une oreille particulièrement fine et des réflexes de soldats, se réveillant au moindre bruit. Et pour rien au monde elle ne voulait qu’il entende cette discussion qui ne le concernait pas. Un long frisson la parcouru, et Ivran se rapprocha d’elle, passant à un bras derrière son dos dans une attitude protectrice. Elle devait retourner dans sa tente, et pourtant, elle se sentait si bien près du feu, en compagnie de cet ami… Elle ne voulait pas retourner se coucher pour ressasser encore ces questions sans réponse.
-Si tu savais, c’est bien plus compliqué que ça…
-Tout est toujours compliqué avec toi ! Arrête de te faire tant de nœuds dans le crane, la vie est trop belle pour que tu la gaspilles avec ces soucis ! Tu es si jeune, magnifiquement belle de surcroit, tu incarne la fraicheur et l’innocence, et ta position te permet plus de liberté que quiconque, alors profite, tu auras le temps de philosopher dans dix ans, quand tu seras mature, mariée et mère de bambins !
Il n’y aurait peut-être pas besoin d’attendre dix ans…

***

Autour du feu, ils passèrent le reste de la nuit à chuchoter, se racontant tout et rien, étouffant des rires et savourant les silences entre les phrases. Puis, alors que l’aube pointait, Calypso laissa Ivran pour aller se préparer tandis que le campement se réveillait. Le rythme habituel repris, et Calypso se rendit auprès d’Aryane comme tous les matins pour bavarder tout en se préparant. La princesse ne cessait de l’impressionner, plus belle de jours en jours, comme si quitter le palais lui faisait le plus grand bien. Elle semblait épanouie, et tout en elle respirait la grâce et la royauté, et les vêtements de toile usée qu’elle portait ne faisaient que renforcer la pureté et la noblesse de ses traits. *Vaëln est si chanceux…*  Une fois le camp levé, les deux armures parties en éclaireur, Swen, Aryane et elle enfourchèrent leurs chevaux et reprirent la route. Swen était juste devant elle, galopant contre le vent. Ils n’avaient pas eu une réelle discussion depuis un moment, et cette discussion avec Ivran lui donner envie d’aller parler avec celui qu’elle aimait. Il avait raison, elle devait lui parler, au moins pour arrêter de se questionner sans cesse… Remontant à la hauteur du commandant, elle posa sa main sur la sienne, et prenant son courage à deux mains, elle prit la parole :

-Swen… Il faut que nous parlions.

_________________
Jeune blanc bec repue de ta gloire,
Victime de la mode !
Pauvre barbare fougueuse et tendre
Qui touche à mes lauriers...


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